Alors que la Session Extraordinaire du Parlement va s'ouvrir le 14 Septembre, il m'est apparu opportun de faire un rapide mais conséquent bilan de mon Année parlementaire 2008-2009 et d'en tirer quelques enseignements pour l'avenir.
Au cours de cette session, qui s'est achevée en Juillet dernier, l'Assemblée Nationale a siégé plus de 1129 heures sur 131 jours : un record sous la Vème République ! Preuve s'il en fallait encore une que la majorité, à laquelle j'appartiens, remplit ses engagements en œuvrant avec détermination pour réformer notre pays. Les députés ont en effet définitivement adopté 30 textes dont 22 projets de loi émanant du gouvernement et 8 propositions de loi d'initiative parlementaire.
Bien sur, j’ai été amené à plusieurs reprises à intervenir en séance pour contribuer au travail législatif de la représentation nationale, en défendant les intérêts de la Corse et des Corses.
C'est ainsi que j'ai pris part au débat budgétaire en déposant un amendement au projet de Loi de Finances rectificative 2008 dans le but de supprimer la taxe à laquelle étaient soumises les livraisons de farines, semoules et gruaux de blé en provenance du Continent vers la Corse.
Toujours attentif à l'ensemble des projets et des propositions de loi qui sont déposés sur le bureau de l'Assemblée nationale, j'ai cosigné de nombreux amendements qui ont tous participé à faire évoluer la législation dans le sens que je jugeais être le meilleur pour notre pays.
Les exemples des projets de loi « Hôpital-Patients-Santé-Territoire » et « Nouveau service public de la télévision » ont ainsi démontré ma volonté de m'investir dans le travail de législateur qui incombe au mandat que vous m'avez confié.
Conformément à mes engagements de campagne, j'ai continué à mobiliser le pouvoir exécutif sur les problèmes soulevés par l'amiante, à l’occasion d’une Question Orale sur l’Amiante environnemental en Février 2009, puis en participant à une mission d'information sur la prise en charge des victimes de l’amiante industriel, dont les travaux se poursuivent toujours.
Toutefois, cette action au Palais-Bourbon ne se limite évidemment pas au travail législatif pur et c’est pourquoi je n’ai pas manqué d'interpeller à plusieurs reprises dans l’Hémicycle les Ministres et Secrétaires d’Etat.
Par ailleurs, en Juin 2009, lors de l'examen du Projet de Loi de Modernisation des services touristiques, qui entérinait la Baisse de la TVA applicable à la restauration à 5,5 %, j'ai jugé indispensable de faire part de l'inquiétude des professionnels corses dusecteur.
En posant une nouvelle question orale au Gouvernement, puis en intervenant dans le cadre de la discussion de l'article concerné, j'ai souhaité prendre part à la défense d'un pan entier de l'économie insulaire. A ce titre, le Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, des PME et du Tourisme, Hervé Novelli, a répondu favorablement à mes demandes en maintenant un certain nombre d'aides indispensables à la pérennité de ce secteur.
Au titre de la défense des intérêts économiques de la Corse, je me suis investi avec succès dans la défense de plusieurs dossiers tels que le Gel de la hausse du prix du tabac insulaire pour 2009, la Protection des producteurs de vin rosé insulaire (grâce à une action conjointe avec notre députée européenne Françoise Grossetête et une mobilisation importante de mes collègues de la Majorité issus d’autres régions), sans oublier la mise en place du Référencement de l’eau minérale d’Orezza sur les tables de l’Assemblée Nationale.
D’autre part, j'ai fait valoir mon point de vue sur la question institutionnelle corse en prenant toute ma part au cours de la discussion sur la Réforme du Mode de scrutin aux Elections Territoriales. Alors qu’aujourd’hui en Corse plusieurs élus de gauche cherchent à s’approprier la paternité de la réforme, je tiens à préciser que seuls les députés corses de la majorité à l’Assemblée (à savoir Camille de Rocca-Serra et moi-même) et le sénateur radical N. Alfonsi ont voté cette réforme, alors qu’une fois encore les autres parlementaires de l’opposition refusaient d’approuver le texte.
Enfin, mon activité au Palais-Bourbon a aussi pris la forme de Questions Ecrites au Gouvernement, parmi lesquelles les questions de la Règlementation du Lamanage dans les Ports Maritimes qui fait depuis longtemps débat en Haute-Corse, ainsi que celle des Bassins de Rétention des Eaux Pluviales potentiellement facteurs de nidation de moustiques et donc de Chikungunya.
Investi à 100% sur tous les dossiers insulaires (à commencer par ceux de la Future Chambre de Commerce Régionale, la Situation Financière du Centre Hospitalier de Bastia, les questions du Rapprochement des prisonniers corses, de l'Autisme, des EVS de Haut-corse ou du Centre Penitentiaire de Borgo ), j’ai été reçu dans plusieurs ministères, ainsi qu’à l’Elysée, tant par le Secrétaire Général de la Présidence de la république Claude Guéant, avec qui j’ai évoqué les principaux dossiers brûlants de l’actualité insulaire (tels que le PEI ou autres questions économiques) que par le Président Nicolas Sarkozy, pour les points réguliers que ce dernier effectue avec les députés de l’UMP.
Avec force et conviction, je suis déterminé à continuer à œuvrer selon les engagements que j'ai pris devant vous. En toute transparence, je continuerai à porter votre parole, celle de la Corse, auprès du Gouvernement et des institutions de la République, en demeurant à vos côtés, toujours à votre écoute afin de mieux vous servir.
Bien cordialement à vous tous