Monsieur le Président et cher collègue,
Je me permets d’attirer votre attention sur la situation des 45.000 EVS (Employées de Vie Scolaire) qui sont très préoccupées par la fin prochaine du dispositif triennal « contrat avenir ».
Après 3 années de bons et loyaux services, par ailleurs fort appréciés par les établissements d’enseignement (de l’école primaire, jusqu’au lycée) on a signifié à ces femmes que malgré la qualité du travail accompli (et les efforts de formation induits) elles seraient dès la fin Juin 2009 (pour le premier tiers, et par vagues successives ensuite) intégralement remplacées par des demandeurs d’emploi.
De ce fait, si la situation n’est pas réévaluée, nous risquons d’assister, dans le contexte de crise économique sans précédent que nous connaissons actuellement, à une arrivée massive de personnes qualifiées, souvent quadragénaires (voire « quinquas ») qui vont pointer au chômage avec un très mince espoir de pouvoir retrouver à court ou moyen terme, un emploi.
J’ai personnellement reçu dans ma permanence de Biguglia une délégation des 150 EVS du département de Haute-Corse qui m’a fait part de son désarroi, et a sollicité mon soutien sur ce dossier. Après plus ample informé, je me suis aussitôt mis en relation avec Monsieur le Recteur d’Académie de Corse, qui m’a confirmé la sortie imminente du dispositif.
Il apparaît clairement désormais que seule une intervention venant du sommet de l’Etat, peut permettre d’éviter le drame économique et humain qui attend ces « tatas », dont l’action est unanimement saluée.
Et c’est pourquoi, face à cette urgence, j’ai l’honneur de solliciter à mon tour votre soutien sur ce dossier, et vous soumets une idée, à savoir proposer à Messieurs les Ministres Xavier Darcos (pour le volet éducation) et Brice Hortefeux (pour le volet emploi) la tenue d’une réunion prochaine.
Lors de ce rendez-vous nous pourrions demander qu’au vu de la gravité de la situation actuelle de l’emploi en France (près de 600.000 chômeurs annoncés en 2009) le dispositif « contrat avenir » soit prorogé d’un an, dans l’attente d’une solution alternative et idoine pour les dizaines de milliers d’EVS.
En vous remerciant par avance de votre diligence, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président et cher collègue, l’expression de ma haute considération.