Depuis 2004 la direction, le personnel et les élèves du Lycée Maritime de Bastia espéraient se voir attribuer les moyens nécessaires à l’ouverture d’un baccalauréat professionnel « électromécanicien marine ».
Pour l'obtention d'une formation de pointe
En effet, les jeunes insulaires qui voulaient suivre cette formation de pointe, étaient jusqu’alors obligés de se rendre sur le Continent pour obtenir ces savoirs à même de répondre aux besoins importants générés par l’essor du nautisme. Courant Septembre 2007, l’équipe pédagogique de ce Lycée créé en 1966, a sollicité l’appui du député Sauveur Gandolfi-Scheit sur ce dossier.
Désireux de tout mettre en œuvre pour assurer la pérennité de l’établissement et l’avenir des jeunes marins corses, ce dernier est intervenu dès le 7 Octobre par courrier auprès du ministère de tutelle (à savoir le Secrétariat d’Etat aux Transports) pour réclamer le financement des 2 postes d’enseignants indispensables à l’ouverture de la filière.
Vent de colère sur le Port et nouvelle intervention du député
L’annonce faite fin Février de l’attribution du Bac Pro au Lycée de Sète (déjà nanti de moyens conséquents) était durement ressentie par l’ensemble de la communauté pédagogique du Lycée de Bastia, qui décidait d’un mouvement de grève général pour le 11 Mars, avec occupation de la direction des Affaires Maritimes. Le député Sauveur Gandolfi-Scheit s’est alors rendu sur les lieux : à l’issue d’une réunion avec les grévistes et le Directeur Mr Peronne, il a renouvelé son soutien total, et proposé d’intervenir directement auprès du secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau. En contrepartie il a demandé aux grévistes de mettre fin à l’occupation, ainsi que la suspension du mouvement de grève, le temps que l’intervention aboutisse.
Rassurés par la détermination du député et l’antériorité de son implication, le blocage a été levé et les cours ont normalement repris.
La réunion de la Rue du…Bac
Faisant fi du pessimisme ambiant et conscient que le poids entier de la grève (et du blocage du Port de commerce évoqué par le monde maritime) reposait sur ses épaules, le député de la Haute-Corse a, dès la rentrée de l’Assemblée Nationale le 25 Mars, obtenu du Ministre Bussereau la tenue d’une réunion au siège du secrétariat d’Etat de la rue du Bac, pour la semaine suivante. Le 2 Avril donc, c’est avec une partie de l’avenir du lycée sous le bras et la force de sa conviction (au terme d’une heure de débats face à l’ensemble des chefs de service et au Ministre en personne) qu'il a obtenu l’accord de principe « pour la création de 2 postes d’enseignants pour le rentrée 2008-2009 ». Félicité pour ses qualités de négociation par ses interlocuteurs, le député pouvait alors annoncer la bonne nouvelle à la communauté du lycée maritime, dont il n’est pas exagéré de dire qu’ « elle n’y croyait plus ».
Par son action résolue tranchant avec les sempiternelles motions et autres effets de manche d’élus (à commencer par le Maire de la ville qui semble avoir découvert l’existence de l’établissement au cours du conflit), le député a prouvé que le Lycée Maritime n’était pas condamné à l’échec. Déjouant tous les pronostics, il a pu contribuer à ce que le remarquable travail entrepris depuis des décennies Rue des Turquines, puisse se trouver renforcé et que les jeunes insulaires puissent désormais étudier chez eux, avec tous les atouts à leur portée.
Evolution du dossier : par un courrier du 24 Avril, le Secrétariat d’Etat a précisé les modalités d’ouverture de la filière, qui sera mise en place en partenariat avec la Collectivité Territoriale de Corse, en charge des formations. Le démarrage du Bac Pro se fera donc lors de la rentrée prochaine de Septembre.
Afin de le remercier de son intervention, le 13 Mai dernier le député a été reçu par l’ensemble du personnel et des élèves du Lycée Maritime qui lui ont fait visiter les installations de ce fleuron de la formation et de l’économie insulaire, avant de le convier à un vin d'honneur.