Depuis la rentrée scolaire, et au terme des contrats d’avenir signés en 2006, près de 65 Employés de Vie Scolaire du département de Haute-Corse se retrouvent au chômage, qui plus est à un âge où il est très difficile de retrouver un emploi stable.
Saisi de ce dossier depuis le mois de Mai dernier par la coordination des EVS qu’il a reçue à deux reprises à l’Hôtel de Ville de Biguglia, le député Sauveur Gandolfi-Scheit avait directement interpellé en Juillet le Secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, Laurent Wauquiez. Ce dernier, après avoir reconnu les «spécificités du département du fait de son insularité », avait dans sa réponse fait part de son souci de voir aboutir une « solution alternative la plus rapide possible », au terme d’ « un suivi au cas par cas » par le Pôle Emploi.
Or, si depuis une solution a effectivement pu être trouvée pour 17 EVS âgés de plus de 50 ans, le problème demeure entier pour la majorité des personnels restants, à qui la Préfecture de Haute-Corse a indiqué qu’ils auraient un « accès prioritaire aux 300 contrats aidés qui seront conclus d’ici la fin de l’année avec les employeurs publics et privés du département ».
Soucieux de voir ces engagements concrétisés au plus tôt, Sauveur Gandolfi-Scheit vient de solliciter de nouveau le ministre de tutelle en lui demandant « selon quelles modalités et surtout à quelle date, les « contrats aidés » promis aux 50 ex-EVS administratifs pourront être pourvus » tout en mettant en exergue la situation particulière des 14 Auxiliaires de Vie Scolaire Individuels (AVSI) chargés de l’accompagnement des enfants handicapés, pour lesquels depuis Août 2009 un décret permet d’envisager la poursuite de leur activité dans un cadre associatif: « ces personnels sont toujours dans l’attente de leur poste, tandis que les enfants souffrants de handicap sont livrés à eux-mêmes. A ce stade, je souhaite que le Ministère intervienne auprès des structures concernées dont la PEP, afin qu’il soit au plus vite pallié aux carences actuelles en Haute-Corse ».