Pour Sauveur Gandolfi-Scheit, le long marathon induit par la question du combustible à utiliser pour le démarrage en 2013 de la centrale thermique de Lucciana, se poursuit. Après Jean-Louis Borloo, rencontré il y a 14 mois en compagnie du député européen François Alfonsi, et Nathalie Kosciusko-Morizet qui l’a reçu le 20 décembre dernier au ministère de l’Ecologie, le député-maire de Biguglia a obtenu un rendez-vous avec un troisième ministre, celui de l’Energie.
Ce nouveau cycle de réunions fait suite à un courrier préalable envoyé au Président de la République Nicolas Sarkozy le 18 Novembre, dans lequel le député avait notamment mis en avant le fait que « la santé publique, a fortiori dans une île dont l’Etat entend faire depuis des années un « pôle d’excellence environnemental » doit primer sur toute autre considération, y compris et surtout économique ».
Les objectifs poursuivis par le parlementaire et que ce dernier a exposés à Eric Besson, sont clairs : publication des résultats de l’étude technico-économique obtenue de Jean-Louis Borloo en Octobre 2010 et que l’Etat a commandée à l’opérateur EDF-PEI au premier semestre 2011, remise en cause du recours au fioul lourd actuellement prévu par l’arrêté préfectoral du 14 Septembre 2010 et intervention finale des ministres de tutelle et du Chef de l’Etat en faveur de l’emploi du fioul léger à Lucciana, dans l’attente de l’arrivée du gaz naturel. Estimant qu’en peu de temps « des progrès considérables ont été réalisés dans la prise en compte de ce dossier majeur pour la santé et le développement de notre île » Sauveur Gandolfi-Scheit se dit volontiers « confiant dans une issue positive de cette question énergétique » qui a défrayé la chronique politique ces dernières années.
« LES DECISIONS INTERVIENDRONT DANS LES SEMAINES A VENIR »
« Comme toujours, j'ai soutenu avec force et détermination la solution du fonctionnement au gaz, qu'il s'agisse du GALSI ou de gaz naturel liquéfié. En attendant l'approvisionnement de la Corse en gaz, j'ai insisté sur l'absolue nécessité d'utiliser du fioul léger de manière transitoire afin d'abandonner définitivement le fioul lourd » a déclaré le député à sa sortie du ministère. Non sans avoir aussi attiré l'attention du ministre sur le projet de parc éolien dans le Cap-Corse.
Le projet éolien du Cap-Corse à l'ordre du jour
Le site de Meria-Morsiglia a en effet répondu à un appel d'offres portant sur la construction d'installations éoliennes terrestres équipées de stockage d'énergie électrique. D'une capacité de 6,4 MW, ce projet est dans l'attente de délivrance d'une autorisation ministérielle d'exploitation.
Le député s'est félicité de l'accueil réservé à ses arguments : « L'échange que nous avons eu avec le Ministre s'est révélé particulièrement fructueux. Je suis parvenu à mettre en avant la qualité avérée du dossier déposé en ce qui concerne l'éolien tout en abordant l'avenir énergétique de la Corse dans son ensemble. Tout en rappelant que nous devons tout faire pour que notre île devienne un pôle d'excellence environnemental. Dès lors, comment pourrions-nous accepter que les considérations économiques dépassent les impératifs environnementaux et sanitaires? Pour ma part, je m'y refuse et j'ai pu constater qu’Eric Besson partageait ce souci. Je ne doute donc plus que les décisions que tous les Corses attendent seront annoncées dans les semaines qui viennent ».