Plusieurs fois reportée ces derniers mois, la réunion à la Chancellerie sur la question du rapprochement des détenus corses incarcérés sur le Continent, s’est finalement tenue le 2 Mars, après plusieurs rebondissements et des prises de position très claires du député Sauveur Gandolfi-Scheit.
Communiqué du Lundi 1er Mars 2011, veille de la réunion au Ministère de la Justice:
« J’ai longuement rencontré ce jour à Paris le Garde des Sceaux Michel Mercier, pour évoquer la question du rapprochement familial des détenus corses. Au-delà de la prise attendue du décret d’application de la Loi pénitentiaire de 2009 sur les prévenus, le Ministre m’a aussi fait part à cette occasion d’avancées très importantes sur le dossier des détenus condamnés. Les engagements ministériels qui seront annoncés à la Chancellerie correspondant entièrement aux « actes forts et immédiats » que j’avais réclamés en fin de semaine dernière, je serai donc présent aux côtés du ministre Michel Mercier ce mercredi ».
A l’issue de la réunion, le député n’a pas caché sa satisfaction, tout en ne perdant pas de vue la nécessité d’apporter une réponse pérenne et cohérente à cette douloureuse question:
« Je me réjouis évidemment des avancées majeures sur ce dossier annoncées par le Garde des Sceaux, que je remercie pour son écoute. Le travail constant que j’ai entamé depuis 2009 avec les défenseurs des familles, amplifié par les efforts collectifs de la classe politique, a porté ses fruits.
C’est déjà important, mais ce n’est pas une fin en soi : si j’adhère en effet à l’idée d’un comité de suivi, ce dernier ne résoudra pas pour autant la question, car au vu du nombre important de prévenus corses, le problème va se reposer très vite, avec des examens au cas par cas. D’où la nécessité d’une loi générale sur les détenus condamnés.
Durant la réunion le Ministre a d’ailleurs clairement évoqué ma Proposition de Loi, cosignée en 2010 par les 3 autres députés corses et 81 parlementaires, en assurant qu’une fois votée par le Parlement, cette dernière serait respectée à la lettre, avec des décrets d’application pris sans délai. Il faut donc qu’elle soit débattue au plus vite à l’Assemblée Nationale, et c’est pourquoi j’appelle à une union large et non-équivoque de tous les partis politiques et de tous les Corses, autour de ce texte ».
Sur la photo ci-dessus: Sauveur GANDOLFI-SCHEIT en compagnie du Garde des Sceaux Michel MERCIER, du Premier ministre François FILLON, du député Jean ROATTA et de l'ancien ministre de la Justice Dominique PERBEN.