Le 5 Mai 1992 à Bastia, le sport français a connu le plus grand drame de son histoire lorsqu’une tribune en praticables s’est effondrée, provoquant la mort de 18 personnes et plus de 2300 blessés.
Parmi ces victimes, se trouvaient Mr Paul Calassi et Mlle Karine Grimaldi qui depuis cette funeste soirée, sont hélas tous deux paraplégiques. Dès les lendemains de la catastrophe, le Président de la République François Mitterrand avait évoqué le devoir de solidarité nationale par rapport aux blessés lourds, à travers la mise ne place d’un « fonds spécial perpétuel ». Cet engagement a ensuite été réitéré par plusieurs gouvernements, fixant l’attitude de l’Etat en la matière.
Or, depuis le mois d’Avril 2007, et selon le diagnostic de la CNAM selon lequel « le nombre d’assurés concernés et les montants versés étaient trop faibles pour justifier le maintien de la ligne budgétaire consacrée aux victimes » ce fonds spécial, qui couvrait toutes les dépenses pour soins (qu’il s’agisse des lignes « bord à bord » avec Nice et Marseille, comme de toute autre destination) a été supprimé, sans que les victimes en aient été pour autant averties.
En situation de non- remboursement de frais, face à un préjudice chiffré à 5000 et 6500 euros respectivement, et dénonçant le manque de diligence de la CPAM de Bastia, les 2 victimes se sont tournées début Janvier 2008 vers le député Sauveur Gandolfi-Scheit.
Prenant à bras le corps le dossier, le député a obtenu tout d’abord de la Présidence de la CPAM la confirmation que le fonds spécial était supprimé. Quant à la question de la prise en charge des soins, des assurances étaient données sur le suivi des remboursements déjà avancés et des prises en charges à venir.
Or, et alors que chacun pensait l’affaire résolue, les tracas des victimes n’étaient pas terminés. Face au « renvoi de balle » entre Caisse Nationale et Départementale, et forcés de constater que les engagements n’étaient pas concrétisés, Paul et Karine ont de nouveau alerté courant Avril le député qui les a de nouveau reçus. Au cours de cette conférence de presse, il s’est engagé à porter directement le dossier à la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot, tandis que le collectif des victimes du 5 Mai en appelait aux médias nationaux (TF1), tout en brandissant la menace de l’occupation de la CPAM.
Evolution du dossier : Alors que le député conversait avec
la Ministre, et plus d’1 an après le commencement de l’affaire, la Sécu bastiaise s’est décidée à demander à Paris le rétablissement concret et surtout définitif de la ligne budgétaire que constituait le fonds supprimé. Annoncé comme acquis, ce « retour à la normale » n’est pourtant effectif que depuis ce début Juin. Entre soulagement et satisfaction, le député et les victimes espèrent qu’à l’avenir ce genre de situation ne se reproduira plus. C’est pourquoi ils restent vigilants sur ce dossier, sensible, à plus d’un titre.